La névralgie d’Arnold :

Nevralgie-arnoldc’est la sciatique du crâne…

La névralgie d’Arnold est une céphalée chronique par accès successifs avec des intervalles libres.

La névralgie d’Arnold ou névralgie du nerf grand occipital est une neuropathie périphérique à l’origine de douleurs vives et intenses, unilatérales, irradiant dans le territoire du nerf grand occipital d’Arnold, entre la partie latérale haute de la nuque jusqu’au sommet du crâne «douleur en casque» et parfois l’œil. Elle peut être intermittente ou continue, il y a donc parfois un fond douloureux permanent. Généralement unilatérale, au niveau d’un hémicrâne postérieur, démarrant en un point précis et sans aura neurologique.
Elle se présente soit dans une très rare forme aiguë classique, soit plus souvent sous une forme moins spectaculaire et plus chronique.

La douleur est souvent décrite comme intervenant sous forme de décharges électriques ou de brûlures insupportables.

Les irradiations en arrière de l’œil ou sur des régions faciales sont dues à des connections sensitives entre le nerf trigéminal et des branches distales du grand nerf occipital.

On retrouve souvent une association entre la névralgie d’Arnold et névralgie trigéminale.

La douleur de la névralgie d’Arnold peut être spontanée ou déclenchée par une pression locale sur la zone d’émergence du nerf ou par certains mouvements de la tête comme la rotation ou l’extension du côté pathologique. La névralgie d’Arnold est également augmentée par les mouvements de rotation cervicale.

La fonction du nerf d’Arnold :

Au niveau moteur :
Il est responsable de l’innervation de trois voir quatre muscles de la nuque : le splénius capitis, le longissimus capitis et le trapèze permettant ainsi certains mouvements du cou et de la tête.

Au niveau sensitif :
Le nerf d’Arnold innerve les téguments et le cuir chevelu de la face postérieure de la tête.
Il comporte deux rameaux anastomotiques : un ascendant avec C1 et un descendant avec la branche postérieure du 3ème nerf occipital. Celui-ci monte en dedans du muscle SSC et le perfore tout comme le trapèze, pour venir se ramifier à la base du cuir chevelu.
Ces anastomoses C1-C2 et C2-C3 forment le plexus cervical postérieur de Cruveilhier.

Les différentes causes d’une névralgie d’Arnold :

  • les dysfonctions vertébrales provoquant des céphalées « vertébrales » et donnant parfois des névralgies d’Arnold;
  • les autres affections comprimant le nerf d’Arnold.

Les différentes étiologies peuvent être classées en fonction du lieu de compression du nerf, particulièrement au niveau vertébral, à sa sortie du ligament atloïo-axoïdien et à son émergence des muscles en superficie.

Au niveau vertébral : 

  • les lésions dégénératives -arthrose évoluée-, qui vont donner des ostéophytes, diverticulaires ;
  • les tumeurs comme le neurinome de C2 ;
  • les lésions cervicales hautes traumatiques ou non.

On retrouve dans ces étiologies traumatiques le syndrome cervical post-traumatique encore appelé « coup du lapin » ;

  • les inflammations telles que l’arthrite rhumatoïde, les rhumatismes articulaires, la goutte… ;
  • la syringomyélie par destruction de la moelle ;
  • les anomalies congénitales de la charnière crânio-vertébrale
  • les compressions vasculaires de C2 dans le foramen vertébral par des varicosités, une hypertrophie des plexus veineux péri radiculaires …

Etant donné qu’il n’y a pas de processus articulaires postérieures pour les protéger surtout lors des mouvements d’extension de la tête, les lésions se font plus aisément et le nerf est plus facilement irrité.

Au niveau du passage du ligament atlanto-axoïdien, il peut aussi être compressé, d’autant plus lors des mouvements de la tête

Au niveau de son émergence : 

  • la fibrose du tendon du trapèze ou une contracture du muscle SSC peuvent engendrer un « pseudo syndrome canalaire » via ce canal fibro-musculaire ;
  • les lésions, traumatismes et chirurgies de la base du crâne.

Malgré toutes ces étiologies décrites, auxquelles on peut rajouter les infections, la plupart des névralgies d’Arnold restent idiopathiques.

  • Une syringomyélie : cette maladie relativement rare se caractérise par la présence dans la moelle épinière (plus particulièrement dans le segment cervical, correspondant à peu près au cou) d’une cavité se formant progressivement dans la substance grise, contenant un liquide pathologique (jaunâtre) et entraînant la destruction progressive des fibres nerveuses spécialisées dans la sensibilité de la peau au chaud, au froid et à la douleur.

Diagnostic différentiel d’une névralgie d’Arnold :

  • Une migraine
  • Une céphalée de tension
  • Une dissection artérielle : à évoquer de principe, en cas de douleur aiguë unilatérale de la nuque, d’apparition récente
  • Le coup du lapin lors d’un accident de la voie publique
  • Une névralgie du nerf grand auriculaire
  • Une névralgie du nerf petit occipital.

À l’examen clinique :

Il est possible de déclencher la douleur habituellement ressentie par le malade en appuyant sur la zone de sortie du nerf, c’est-à-dire à la base du crâne, au niveau de la naissance des cheveux.

Examens Complémentaires :

Nécessité de passer une IRM ou d’autres examens spécialisés de la région cervicale, si les douleurs s’accompagnent d’une sensation de fourmillements, de picotements (paresthésies), avec l’impression de ne plus sentir convenablement les différences de température au niveau d’un bras ou des deux.

Le traitement médical classique de la névralgie d’Arnold :

Il comporte habituellement : 

Des infiltrations locales de corticostéroïdes (cortisone) ou de novocaïne (anesthésiant local) qui soulagent généralement le patient, mais parfois de façon temporaire.

Une rééducation du rachis cervical, qualifiée de myotensive, en rotation et des deux côtés, pouvant apporter une amélioration notable.

De la mésothérapie sans utilisation de cortisone, essentiellement par la technique dite de nappage. La cortisone doit être utilisée en injection profonde et jamais en injection cutanée ou sous-cutanée, car il existe des risques de destruction locale de la peau.

Trajet du nerf d’Arnold :

Il traverse le foramen C1-C2 entre l’atlas et l’axis via son ganglion, le plus volumineux des ganglions cervicaux. Puis, après s’être séparé très rapidement de la branche antérieure de C2, juste après ou parfois juste avant la traversée du ligament atloïdo-axoïdien postérieur, il se dirige vers la superficie de la tête où il prend un aspect aplati.

Il arpente un sinueux chemin en courbe à concavité antéro-externe à travers les muscles de la nuque via trois portions et deux coudes :

Dans la première portion : il est dirigé en bas, en dehors et en arrière pour passer au-dessus du muscle oblique inférieur de la tête ( muscle grand oblique ).
Il forme ensuite un premier coude en contournant le bord inférieur du muscle grand oblique.

Dans la seconde portion : il se dirige en haut et en dedans entre les muscles semi-spinalis capitis SSC = grand complexus et grand oblique, en croisant l’angle postéro interne du triangle de Tillaux.

Le triangle de Tillaux, triangle de ligature de l’artère vertébrale est compris entre le bord latéral du muscle grand droit postérieur de la tête, le bord supérieur du muscle oblique inférieur de la tête et le bord médian du muscle petit oblique de la tête.
Il perfore ensuite le muscle Semi Spinalis Capitis puis le tendon du trapèze proche de l’insertion occipitale de celui-ci en formant le deuxième coude. Il émerge enfin en superficie, à 2 cm en dehors de la protubérance occipitale.
Puis il se distribue en sous-cutané via ses branches sensitives occipito-pariétales et latérales suivant un territoire triangulaire.
Il chemine ainsi dans le panicule adipeux, en surface d’une peau épaisse, dense, adhérente, appelée aponévrose épicrânienne ou galéa, qui recouvre le muscle digastrique occipito-frontal.

Qu’est ce que le nerf trijumeau ?

Le nerf trijumeau correspond à la cinquième paire de nerfs crâniens, qui se divise en trois branches au niveau d’un ganglion nerveux, le ganglion de Gasser.

Ces trois branches sont :

  • le nerf optique,
  • le nerf maxillaire
  • le nerf mandibulaire.

Le nerf trijumeau est un nerf sensitif, permettant les sensations pour le visage .
Il est également moteur, permettant les mouvements musculaires des muscles de la mastication pour mâcher les aliments.

Il est nécessaire de distinguer la névralgie essentielle ou maladie de Trousseau ou de Fothergill qui est une douleur intermittente évoluant par accès, d’intensité très élevée et d’une durée brève de quelques secondes.
Ce type de névralgie se caractérise par une survenue de douleurs après une cause déclenchante et par des épisodes séparés d’accalmie totale. La deuxième variété de névralgie faciale est la névralgie symptomatique.

La névralgie du trijumeau serait secondaire à la compression par une artère du nerf trijumeau au niveau de sa source (tronc cérébral = zone du système nerveux central situé en avant et au-dessous du cervelet).
Une autre cause est l’atteinte du trijumeau à l’intérieur même du tronc cérébral par la sclérose en plaques ou d’autres causes de démyélinisation (perte de la myéline, qui est la substance graisseuse entourant et protégeant les nerfs) ou secondaire à un ramollissement ou à une tumeur.

Traitement de la névralgie d'Arnold

Docteur migrainesCabinet spécialisé dans le traitement de la névralgie d’Arnold et des migraines